https://phys.org/news/2019-03-high-seas-crucial-safeguarding-vulnerable.html

Des zones clés de l’Océan Indien, du golfe du Bengale et du Pacifique devraient être désignées aires protégées afin de sauvegarder les moyens de subsistance des communautés côtières vulnérables, selon une nouvelle étude publiée cette semaine.
La ” connectivité écologique entre les zones situées au-delà de la juridiction nationale et les eaux côtières “, dirigée par des chercheurs du Centre national d’océanographie (CNO) et de l’Institut international pour l’environnement et le développement (IIED), démontre que les communautés côtières des pays les moins avancés (PMA) dépendent fortement des zones clés de la ” haute mer “. Il s’agit du centre de l’océan Indien (le plateau des Mascareignes au-delà de la juridiction nationale), du nord de la baie du Bengale et des ” poches en haute mer ” des îles du Pacifique. Et ce, malgré le fait qu’ils se trouvent à plus de 200 milles marins des côtes, qui sont actuellement en grande partie des eaux internationales non gouvernées.
Ces zones sont essentielles pour les moyens d’existence généraux des PMA côtiers en matière d’emploi, d’approvisionnement alimentaire et de possibilités de revenus. Elles sont également cruciales pour le cycle de vie des stocks de poissons, leur développement et leur migration, ainsi que pour la séquestration du carbone, qui est un processus clé pour atténuer le changement climatique et l’élévation du niveau de la mer.
De nombreuses régions de la haute mer sont déjà touchées par la pollution, notamment par la contamination plastique et la navigation, la surpêche, l’exploitation minière et les expériences de géo-ingénierie. (…)