https://defimedia.info/au-pnud-une-evaluation-des-risques-de-seismes-et-de-tsunamis-lancee

Si les plus gros séismes de l’océan Indien n’ont pas lieu dans les environs de Maurice, cela ne veut pas dire que l’île soit pour autant protégée des effets d’un tsunami. Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) veut s’assurer que le pays ait un plan approprié en cas de besoin.
La région de l’océan Indien est encerclée de zones propices à des tremblements de terre et, en conséquence, de tsunamis. Si la région du Sud-Ouest où se situent les Mascareignes et Madagascar, entre autres, a été plutôt épargnée, il existe toujours un risque que des tsunamis, qui ont pris naissance relativement loin, affectent les États de la région. C’est la raison pour laquelle le PNUD suggère une étude complète sur les risques et les mesures que Maurice doit mettre sur pied pour parer à toute éventualité.
Dans le document d’appel d’offres lancé pour trouver le consultant, le PNUD rappelle que les tremblements de terre autour de Maurice et de Rodrigues sont choses courantes : « The newly collected seismic data from Mauritius and Rodrigues have shown low magnitude seismic activites around the island. » Un tremblement de terre de magnitude 6,7 a notamment été enregistré le 26 juillet 2012 à 600 miles au Nord-Est de Maurice. Plus récemment, le 27 février 2018 à 19h25, un tremblement de terre de magnitude 4,1 a eu lieu à 70 miles au Sud-Ouest de Tamarin.
Si la région n’a pas connu d’épisode plus grave, c’est qu’il faut un tremblement de terre d’une magnitude de plus de 7,5 pour créer un tsunami. Ce genre de tremblement de terre arrive normalement dans les régions de subduction tectoniques, à savoir les régions où une plaque tectonique s’enfonce sous une autre. Ces zones sont relativement éloignées du Sud-Ouest de l’océan Indien, mais les risques sont pourtant bien réels : « The […] region does not experience high magnitude subduction zone earthquakes […] However, the entire region may however be at risk of tsunamis generated by subduction zones located elsewhere in the Indian Ocean. »
Selon ce même document, le risque le plus proche géographiquement pour Maurice se trouve à l’île de La Réunion, bien que ce danger ne soit pas régional : « The gravitational collapse of the sides of the volcano Piton de La Fournaise can equally create a tsunami influencing Mauritius, but the masses displaced would probably be too weak to have a regional effect. »
C’est pour toutes ces raisons que le PNUD recherche un consultant pour rédiger un rapport sur les risques des séismes de la région, ainsi que sur les possibilités de tsunami et « recommend measures to strengthen the resilience of the country to such potential disasters ».
Ce rapport et le plan proposé devraient directement servir au Disaster Risk Reduction and Management Centre, au Mauritius Oceanography Institute, à la National Coast Guard et aux services météorologies, entre autres.