http://www.orfonline.org/research/india-needs-a-better-plan-in-the-indian-ocean/

Lors d’une récente conférence de presse à New Delhi, le ministre indien de la Défense, Nirmala Sitharaman, a surpris les journalistes en déclarant qu’elle ne voyait aucune tension entre les marines de l’Inde et de la Chine dans l’océan Indien. En réponse à une question sur une « lutte » pour la suprématie dans l’océan Indien, Sitharaman a minimisé la menace de la Marine de l’Armée populaire de libération chinoise (PLAN) dans la mer proche de l’Inde, choisissant curieusement de ne pas développer. (…). Dans ses efforts pour maintenir un équilibre favorable de la puissance navale dans l’océan Indien, New Delhi s’est rapproché de Washington et de Tokyo. Les exercices trilatéraux Inde-États-Unis-Japon Malabar ont gagné en ampleur et en complexité avec l’ajout de nouveaux exercices de combat, mais New Delhi a étrangement hésité à agrandir la tente pour accueillir la Royal Australian Navy. Il est possible que l’Inde envisage d’entrer dans d’autres arrangements trilatéraux (éventuellement avec la France et l’Australie) avant de consentir à une grande coalition navale dans l’océan Indien. Au crédit de New Delhi, elle a intensifié son jeu dans l’océan Indien occidental – le point central des initiatives d’investissement et d’infrastructure de la Chine dans la région indo-pacifique. Après la signature de pactes logistiques avec Oman et la France, l’Inde a renforcé ses liens maritimes avec Maurice, les Seychelles, le Mozambique et Madagascar. Une visite du président indien Ram Nath Kovind aux États insulaires de l’Afrique de l’Est en avril 2018 a démontré la détermination de New Delhi à relever le défi posé par la Chine sur le littoral de l’océan Indien occidental. (…)