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https://www.pressafrik.com/%E2%80%8BDjibouti-Le-commerce-d-armes-illegales-implique-de-hauts-fonctionnaires-selon-un-rapport_a189043.html

Le commerce d’armes illégales implique de hauts fonctionnaires à Djibouti, ce qui suggère que le terminal portuaire de Doraleh, actuellement sous contrôle du gouvernement et souffrant de contrôles douaniers perméables, sera de plus en plus mis à profit en tant que plateforme pour le commerce des armes. Toutefois, les flux les plus significatifs d’armes illégales continueront d’être déplacés vers des embarcations plus petites, via les communautés de pêcheurs sur la côte sud-est et via le projet de port de Garacad. Au cours des dernières années, et jusqu’à aujourd’hui, le terminal de Doraleh exploité par DP World n’était pas utilisé pour le trafic d’armes. Cependant, des renseignements recueillis localement suggèrent que le terminal, qui est dorénavant sous le contrôle du gouvernement, pourrait à l’avenir être mis à profit comme centre de traitement pour le commerce illégal des armes. Certains éléments laissent penser que le terminal de Doraleh sera de plus en plus utilisé pour le commerce des armes. (…)
À noter également que Garacad, ancien territoire pirate de 2008 à 2011, est une plaque tournante régionale pour le débarquement de cargaisons d’armes. Des bateaux aux allures de navires de pêche y débarquent toujours à des fins de contrebande. C’est à Garacad que Djibouti joue son rôle le plus important dans le trafic d’armes régional. Les entreprises de logistique, de fret et de construction impliquée dans le projet de port de Garacad appartiennent souvent à de hauts fonctionnaires et officiers militaires de haut rang de Djibouti. (…)

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The illegal arms trade involves senior officials in Djibouti, suggesting that the Doraleh port terminal, currently under government control and suffering from permeable customs controls, will increasingly be used as a platform for the arms trade. (…)
In addition, Djibouti is now also involved in the construction of the Garacad port. Djibouti has come to follow a political disagreement with the Somali government over the Eritrea-Ethiopia-Somalia rapprochement, following the meeting between the Somali president and his Afewerki counterpart in Asmara. Djibouti is benefiting from the disagreement on the Puntland region with the Somali government over the Garacad port. (…)
It should also be noted that Garacad, a former pirate territory from 2008 to 2011, is a regional hub for the landing of arms shipments. Boats that look like fishing vessels still land there for smuggling purposes. It is in Garacad that Djibouti plays its most important role in regional arms trafficking. Logistics, freight and construction companies involved in the Garacad port project are often owned by high-level civil servants and military officers from Djibouti.

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