https://www.standardmedia.co.ke/article/2001295074/report-on-sugar-smuggling-could-explain-the-complex-sugar-importation-saga

Quelques heures après l’ouverture par le secrétaire du Cabinet du Trésor national, Henry Rotich, d’un délai de 3 mois en franchise de droits pour l’importation de sucre dans le pays, un avis spécial du Journal officiel daté du 4 octobre, du sucre en franchise de droits était dans le pays. (…)
Le rapport (…) Contrebande de sucre et formation de l’État dans les régions frontalières du Kenya et de la Somalie, (…) publié l’année dernière explique pourquoi il était facile d’avoir du sucre dans le pays quelques minutes après que Rotich ait cédé la place à l’importation de sucre en franchise de droits. Le rapport, un document de travail 2017 de l’Institut danois d’études internationales (DIIS) préparé par Jacob Rasmussen, professeur agrégé à l’Université Roskilde, explique comment la contrebande de sucre a été active au cours des 2 dernières décennies. “En 1996, un groupe d’entrepreneurs somaliens a importé une grande quantité de sucre brésilien pour la vente et la distribution locales. Bientôt, d’autres ont imité l’idée et le commerce a augmenté, mais il est aussi introduit clandestinement dans le pays et souvent reconditionné en sacs par des meuniers locaux “, peut-on lire dans le rapport. Le rapport précise notamment que le sucre brut représente 1,8 billion de shillings (18,8 milliards de dollars américains), soit 10 % du total des importations somaliennes évaluées à 188 milliards de dollars américains. “En d’autres termes, l’importation de sucre est extrêmement lucrative et importante pour l’économie locale des 2 côtés de la frontière. Le sucre importé de Somalie, selon le rapport, était essentiel pour couvrir le déficit de production et d’importation au Kenya. Le Kenya consomme 870 000 tonnes de sucre contre une production de 600 000 tonnes par an. Bien que le déficit ait été comblé par des importations de sucre provenant principalement de la région du COMESA dans le cadre de quotas stricts, dans le cadre d’un plan de protection des meuniers locaux, l’importation au Kenya a cependant été criblée de suspicion. (…)