[:fr]

https://www.linkedin.com/pulse/dont-forget-somalia-joshua-hutchinson

Les Somaliens se reconvertissent en pêcheurs, mais ils se souviennent encore des leçons qu’ils ont apprises en étant pirates.” Les pirates sont opportunistes par nature. (…) Alors pourquoi les gens se tournent-ils vers la piraterie ? La réponse est simple. Parce qu’ils pensent qu’il n’y a pas d’autre choix. (…) La Somalie est un exemple caractéristique de ce qui se passe lorsque le désespoir rencontre l’anarchie. Au début des années 80, le développement du littoral somalien a bénéficié d’un important coup de pouce à l’investissement qui a permis la création d’une économie de la pêche florissante. La population locale somalienne en a grandement bénéficié, de plus en plus de gens se tournant vers la pêche. Les stocks marins inexploités de la Somalie constituent une opportunité lucrative tant pour les citoyens somaliens que pour les investisseurs étrangers. Toutefois, l’effondrement du gouvernement somalien à la suite de la guerre civile et le démantèlement subséquent de la marine somalienne ont pratiquement assuré que l’exploitation des ressources somaliennes par des éléments étrangers ne serait pas contestée. Les chalutiers étrangers ont commencé à pêcher illégalement dans la région et les navires déversaient des déchets dangereux au large des côtes somaliennes. (…) L’industrie maritime connaît bien ce qui a suivi. Une série d’attaques sans précédent sur plusieurs années. Il a fallu plus d’une décennie au Conseil de sécurité de l’ONU pour lutter efficacement contre la piraterie dans la région.
Aujourd’hui, la Somalie est un pays déchiré par des luttes intestines et l’anarchie. (…) Mais quelle que soit l’instabilité qui règne dans la région, de nombreuses régions de la Somalie sont prospères, et ce, en raison de la piraterie elle-même. (…) La vérité, c’est que la piraterie a fonctionné pour le peuple somalien. En outre, comme les chalutiers étrangers n’osent pas pénétrer dans les eaux somaliennes, les stocks halieutiques de la Somalie, autrefois en voie d’épuisement, se sont beaucoup reconstitués en raison du manque de pêche commerciale.
(…) La majorité de la population locale en Somalie continue de croire que la piraterie est un moyen légitime de défendre les eaux territoriales du pays. (…)

[:en]

https://www.linkedin.com/pulse/dont-forget-somalia-joshua-hutchinson

The Somalis are turning back into fishermen, but they still remember the lessons they learned as pirates.” Pirates are opportunistic by nature. (…) So why do people turn to piracy? The answer is simple. Because they feel there’s no other choice. (…) Somalia is a characteristic example of what happens when desperation meets anarchy. In the early 80’s, Somali coastal development received a significant investment boost which resulted in the creation of a thriving fishing economy. The local Somali population greatly benefited from this, as more and more people turned towards fishing. The unexploited marine stocks of Somalia were a lucrative opportunity for both Somali citizens and foreign investors. However, the collapse of the Somali government following their civil war and the subsequent disbanding of the Somali Navy,all but ensured that the exploitation of Somali resources by foreign elements would proceed uncontested. Foreign fishing trawlers began fishing illegally in the region and vessels would dump hazardous waste off the Somali coast.
The maritime industry is well acquainted with what followed. An unprecedented series of attacks over several years.
It took the UN Security Council more than a decade to effectively curtail piracy in the region.
Today, Somalia is a country torn by infighting and lawlessness. (…) The uncomfortable truth is that piracy worked out for the Somali people. Furthermore, since foreign fishing trawlers dare not enter Somali waters, the once depleting fish stocks of Somalia have greatly recovered due to the lack of commercial-scale fishing.

[:]